Essayer, c'est adopter les mules en reptile.

Essayer, c'est adopter les mules en reptile.


Pour chasser les nuages, il faut avoir un sacré souffle d'ogre. Ah, je soupçonne mes infernaux soupirs d'y être pour quelque chose... Fatalement, il fallait que j'amène le froid par la même occasion. Pardonnez-moi. Je crois m'y être tout doucement refaite, à la température hivernale. Ca y est, je suis fin prête à resubir les marchés de Noël qui transpirent les gens et la bière bon marché. Ca y est, j'ai enveloppé mon cou dans de la laine, j'ai ressorti les bouts de chaussure qui montent jusqu'aux rotules. Je suis parée à piétinner quelques pavés de neige, à hurler sur les gamins aux luges infernales et à déambuler dans les plaines blanches de magie. A moi seront les heures d'achats festifs, à moi seront les retrouvailles familiales qui me coûteront quelques étreintes hypocrites au passage. A moi le délicieux alcool qui réchauffe l'échine, à moi la généreuse sueur sur la piste de danse, à moi ceci, à moi cela. A moi surtout les tâches d'encre chiffrées dans le cahier ni bleu, ni écarlate. Jaune? Quelle étrange couleur pour l'appréhension scolaire... Bref. Vera sans Scoubidou m'attendra derrière ses verres, m'accueillera d'un air chaleureux et commercial. Oh oui, je les connais par coeur, tous ces rendez-vous calculés et préventifs. Après douze ans d'expérience, ça t'encre une attitude de faillote dans l'allure. J'me vois déjà jeter un oeil intéressé à la paperasse cornée, le sourire poli et les acquiescements réguliers. J'la vois déjà me serrer la main en essayant de communiquer quelque chose à travers son regard, d'annoncer la couleur en un tintement de pupille. Ah, mon dieu, j'en taris tellement d'éloges que j'ai hâte. Oh, bien sûr qu'avant il y a la plume de stylo qui s'enfonce dans le papier quadrillé et qui tente le tout pour le tout pour beugler ses arguments. Oh bien sûr qu'avant il y a les mômes de 13 ans à animer, à occuper, à qui faire écouter de la musique-saveur-poubelle pour des points. Moi je dis qu'on va s'étirer quelques zygomatiques. Relativisons : dans un peu plus d'un mois, les bons baisers de Malte flotteront dans les airs et même que ça sera trop bien. En attendant, j'ai des rêves à faire.








I'm good, I'm gone.
Hé ouais, c'est comme ça. Embrassez votre
oreiller pour moi... allez, quoi!

# Posté le dimanche 13 décembre 2009 15:16

Modifié le dimanche 13 décembre 2009 15:49


Petit crocodile aux allures de conne
Aimerait bien devenir une vraie fashion
Porter des hauts talons,
Se coucher par terre dans le salon.

Petit bout de balançoire
Aimerait se faire toute la Loire
Traverser la moitié du monde
Emmener quelqu'un dans sa ronde

Tout petit bout d'étincelle
Aimerait bien se faire greffer des ailes
Pour s'envoler dans le ciel
Et chier sur les tourterelles

Petite plume de canari
A les bouts des pattes qui frétillent
Qui se mettent à danser en cadence
Qui brûlent d'impatience

Petit bout de chanson profane
S'en va faire un tour chez les ânes
Retrouver tous ses amis
Pour chanter et faire le ouistiti

Petit poème sans refrain
Se retrouve tout démuni de fin
Laissons-le mourir tranquille
Sur la petite voix du crocodile...



Ca pique. Ca pique le froid sur mes joues et mes entrailles. J'ai l'esprit un peu engourdi. Tant de sucre en une heure, ça assomme. J'ai encore droit à leur simplicité, leurs affaires qui touchent le sol et leur visage tout rond. Un petit baiser humide posé sur la joue de Niou, et je suis requinquée. Petit chat se meurt, en pyjama. Elle nous traite de cons, nous ouvre la porte et nous offre un peu de coca. C'est beau, tant de cheveux blonds noués. Ca te rappelle que la joie est encore sur terre, un peu comme la pâte caramélisée dans l'assiette. Les jeunes cools tirent sur des bouteilles de bière, les copains ont d'la moquerie dans l'âme et c'est tant mieux. J'dégonfle, ballon d'anxiété. Même que moi, j'ai trop géré en géométrie analytique! Même que moi, je vois la semaine se décomposer avec euphorie, l'estomac rempli de gaz et les frissons plein l'corps. Vainquons, mes amis-bonbons! Abaissons nos pantalons et dansons sur les tables. Euh, non, peut-être pas. J'ai comme une envie de briller, de faire s'envoler autour de moi un peu de fumée éblouissante, pour aveugler les voisins. Dans la rue, y'a que des voitures qui salissent le béton et des clébards qui digèrent, tranquilles. C'est pas spécialement ce que j'attendais comme allégresse de fin de session. J'mélange un peu mes tripes à l'odeur des vacances qui s'annoncent, à la saveur des robes qui volent au vent. Oui, ajustez-moi vos cravates, dans deux semaines, 2010 est à nous! Lolie chante près de mes tympans et je pense à tout ce qui s'offre à moi, aux petits moments de spleen en perspective, comme à chaque année que je laisse derrière mon dos qui rouille. J'étends les jambes, je veux la détente. Comme Lolie, j'ai la fièvre dans le ventre. Laissez-moi un peu écraser les chemins du centre, qui s'illuminent déjà de tout côté. Salut, drôle de premier trimestre!


Clac et me voilà Clint Eastwood. Beau week-end. Ne niez pas le sapin!

# Posté le vendredi 11 décembre 2009 13:26

Modifié le samedi 12 décembre 2009 05:23

Trois p'tits points pour suspendre.

Trois p'tits points pour suspendre.





C'est moche, j'aime pas. Néanmoins : Plus que deux jours et le koala frétille.

# Posté le mercredi 09 décembre 2009 11:32

Modifié le mercredi 09 décembre 2009 12:04

Tant pis, tant mieux.

Tant pis, tant mieux.
Les jambes un petit peu trop soyeuses. Tant pis, j'y fais glisser le coton et les mouchoirs. J'ai des dunes plein la face, ça m'aveugle devant le miroir. J'Wriggles un peu pour ne pas sombrer dans la dépression d'une session qui passe trop lentement. P't'être bien que mes paumes sont trop sèches par dégoût... non, c'est sûrement la vaisselle qu'elles digèrent pas. Oui, c'est ça. Oh, j'm'en fous des larmes qui tombent du ciel. J'm'en fous de ma tignasse mouillée et des grossiers ouvriers fluorescents qui s'éternisent sur le pont du quartier. J'donne un sourire. Non, non, faut pas attendre de réponse dans ces moments-là : donner c'est donner, reprendre c'est voler ! J'ai juste envie d'écraser à nouveau quelques bancs sous le soleil, vous savez. C'est vrai, après tout, l'hiver, c'est pas pour moi. Décembre et les statues de sel me narguent, immondes insolants craquelants. J'm'en fous des gellules que j'avale pour altérer le stress, pour l'oublier, pour le laisser de côté quelques heures. Oh c'est pas les pilules qui feront réussir mon année. J'conscientise tous ces morceaux de superficialité inventés pour nous rassurer, avec lesquels je joue tous les matins, un air moqueur. Faut écouter maman, elle a toujours raison. Allez, avale, petite prune du printemps. Tu iras fièrement déambuler à travers les couloirs de ton lycée, cherchant la place apte à t'entendre parler pour des notes dans ton bulletin. Tu mourras de faim en grattant du stylo et en entendant les potiches à talons crier leur désarroi au fond de la classe. Tes mains trembleront un peu, en connaisseuses de cause. Bah oui, ça m'effraie, tout ça. C'est officiel, c'est solennel, c'est nul. J'me tais. J'laisse parler le vent, il semble avoir beaucoup de choses à dire, ces temps-ci. Bon, si je ne le comprends pas, c'est normal : je ne parle pas le vent, moi ! J'parle les ressorts dans mes jambes, j'parle mon bonnet rouge et mes pantalons qui serrent trop. C'est tout. C'est déjà bien. Serait-ce trop redondant de vous souhaiter bon courage pour la suite ? D'accord, j'le fais pas. Mais je mouille vos joues, quand même. Un peu comme si la pluie ne le faisait pas déjà....

# Posté le vendredi 04 décembre 2009 12:40

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 13:54








Juste un peu d'place à la chance, beaucoup à la motivation.
Mes ondes positives sur un plateau pour vous... Du courage, du courage, du courage.
(« Tu vois c'est tellement mieux quand on est sûr de soi, que l'on porte au bout des
doigts de la force et l'espoir d'aller chercher plus loin en n'ayant peur de rien, de sonner
à la porte de l'inconnu sans aucune retenue! »)

Et un rire pour rendre plus fort. Evidemment.








# Posté le mercredi 02 décembre 2009 09:10